Collection
Et si on marchait sous la pluie ?
Encore une journée de pluie à Paris.
Les vélos immobiles dorment démunis de tout abri. Ils attendent qu’une main bienveillante se pose sur leurs guidons mais, personne ne vient leur apporter ce réconfort.
Les gens se réfugient dans les bars et les cafés, d’autres se baladent en métro, juste pour le plaisir de ne pas se mouiller.
Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Sulpice… et ainsi de suite jusqu’à la fin de la ligne.
Paris sous la pluie. On aperçoit un couple, une ombrelle rouge, rien d’original me diras-tu, puisque des ombrelles rouges on en voit partout !
Oui… mais aucune comme celle-là car elle ne protège ni de la pluie ni du vent, elle est juste une excuse, une opportunité, un moment de contact, de toucher, de partage.
Je m’obstine à faire exister d’autres personnages, invisibles, mais très présents dans le décor.
Discrets derrière les vitrines ou les fenêtres des immeubles, ils évoquent des fragments de vie, des habitudes, des odeurs de cuisine, le cri des enfants, des chiens qui attendent leur maître… Poser tout ça sur la toile n’est pas affaire facile, elle demande autant de réflexion que de spontanéité.
Mais le plus important est de ne pas perdre la liberté du geste.